des traces des Anges (dans la bouche).

Manger du soleil

le matin les narines dilatées
et la gorge au vent,

laisser ses lèvres vermeilles

crépiter
sur le front de celle

que l’on aime au réveil,
cracher des mots sur les murs,

des poèmes
ou la

R E V O L U T I O N. . .
Et, le désespoir blême,

Respirer dur,
toutes cicatrices dehors,

la liberté nue
creusée à même

le pavé et le mords.

Et la peau lue et relue

par les mensonges
et les langues fourchues

des lâches au Pouvoir
dont les pas aux ignobles songes

et coups de poignard
s’enterrent sur nos dos

en brûlures de clope, noires,
cette peau, elle ECLATERA
en cris et en armes,

et répandra ses larmes,
venin des justes, sur les cendres

du monde.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

_________________

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Photo: Jean-Michel HATTON

 

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