toutes les toi (dans les rues de Paris).

Des attrapades

qui nous font

faire demi-tour,
(même sous la pluie

qui le pavé laboure)
et nous poussent

dans des mots ronds
que nous portons

autour du cou

comme la première

cravate

ou
la dernière corde

(mais on s’en fou).
«Mademoiselle!», elle,
ou «vous»
ou «Tu»
rendez-moi

mon âme,
un café

peut-être?
… Toi et moi,

pèle-mêle?
Ce sont des verbes

jetés au trottoir
qui se coincent

dans les yeux
pour un instant

(ou
plus).
& les marches

de métro se défilent,

refilent,

filent
semblent

te courir après
en une marée

emportant

mes pieds
après

les tiens,
«les nos» peut-être,

sans savoir

pourquoi
(et quand),
comme si c’était le bout

du monde,

à la vitre
du quarante-deux

ou à la porte de Choisy,
je m’y tiens au bord…

Au bord

de votre épaule,
prêt à sauter,

m’y abîmer

tout en bas

& je ne serais

plus que la traînée
qui suit son étoile

jusqu’au

 

splash

final.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

________________

homage-to-munkacsi-carmen-coat-by-cardin-place-francois-premier-paris-august-1957-richard-avedon

Photo: Richard AVEDON, “Carmen (Hommage à Munkacsi), manteau par Pierre Cardin (Place François 1er, Paris, août 1957)

 

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