jusqu’à la corde.

depuis le soleil

qui s’effrite
jusqu’au bout

de la planche

où la nuit
tombe

ses derniers

haillons,
ma langue

rêche
s’effondre

dans les crevasses

ambrines
de tétons

soulevés

—farouches
à la peau lunaire

des mandarines,
ma langue,

rêche,
s’y est usée

jusqu’à la corde.
&

depuis le soleil

qui s’effrite,
d’entre les dents

et la langue
s’écoulent

jusqu’au fond

des flancs
nos ombres

croquées.

 

 

 

 

 

 

 

 

_______________

alexandr-chistov

Photo: Alexandr CHISTOV

 

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